Saison 2026-2027

De septembre 2026 à juillet 2027. Programmation en cours de réalisation.

Réouverture, le vendredi 4 septembre à 18h00 pour le lancement de la nouvelle saison

Bertrand Créac'h

Exposition du 5 septembre au 24 octobre 2026

 

 

 

 

Bertrand Creach

 

 

Mon travail en taille directe découle de la nature.

Je vois des chemins, des traversées, des passages, parois et failles autant de métaphores de notre propre existence.

Depuis plusieurs années, le monde minéral s’est imposé dans des constructions d’obliques où la lumière semble transparaitre.

 

 

 

 

                                                                   22 septembre 2019

 

 

 

 

Bertrand Créac’h a déposé ses sculptures et ses aquarelles à la galerie Arts Raden. Curieusement, dès l’entrée, la vue des oeuvres présentées suscite équilibre, sérénité et apaisement. Est-ce la verticalité des pièces de bois, chêne sipo ou iroko, superbement travaillées en taille directe ? Est-ce l’horizontalité des aquarelles, déclinaisons géométriques tout en lumières et en matières ? C’est probablement la rencontre de ces deux lignes essentielles. 

« Tout, dans mon travail est construction », affirme l’artiste. On peut ajouter, tout est élégance et sensibilité. Bertrand Créac’h a passé d’infinis moments à observer les rochers d’Ouessant. Il les a dessinés maintes fois, puis les a dissociés, dévoilant paradoxalement chez chacun d’eux, délicatesse et grâce autant que force et puissance. Le travail a d’autant plus de cachet qu’il est épuré à l’extrême. 

Quant aux aquarelles, des lignes, une transparence et un horizon où se perd l’oeil du visiteur et les couleurs de la vie et du temps qui passe. « À la fenêtre de mon atelier, il y a un champ, et au bout toutes les palettes du ciel. C’est peut-être de cette vue que vient mon inspiration. » 

Jusqu’au 1er août, l’exposition est visible, à la galerie Arts Raden. 
Yves Ducret, Ouest France publié le 19/07/2021

 

 

 

Un poète et un sculpteur. Un sculpteur du Verbe et un sculpteur des matériaux de nature, le bois, la pierre. Pierre Garnier et Bertrand Créach se sont rencontrés et semblent s’être séduits l’un l’autre. Bertrand a lu les poèmes de Pierre et certains ont fait naître des sculptures. Pierre a contemplé les œuvres de Bertrand, sculptures et lavis, et certaines sont devenus poèmes. Deux sensibilités se sont reconnues, se sont fait écho.

Il m’a semblé, dans un cas comme dans l’autre, qu’il s’agissait d’œuvres nées du paysage et de sa contemplation. Peut-être aussi d’œuvres de marcheurs, d’arpenteurs du paysage. Des œuvres de promeneurs attentifs qui, pas à pas, s’abreuvent au paysage. « Les sentiers portent les pas dans le paysage. »

Les artistes ont un instinct de guetteur. Leurs pas hument l’air, sa douceur ou son âpreté. Son odeur de saison, parfois d’heure. Et les yeux s’enchantent de la lumière, celle-là même qui fait naître la couleur, la rend coupante ou la nuance. S’enchantent des lignes, des courbes qu’on regarde au lointain et qu’on a sous les pas. 

Et toujours, pourvu qu’on s’y offre, la présence sourde de l’Etre, même, et surtout, lorsque le paysage semble être vide de toute humanité.

« … et puis la Terre : un pont sur l’espace, un pont sur le temps. » 

 « Sur l’île du large, à la fin de l’été, Bertrand a croqué les rochers, restes de remparts immémoriaux qui dialoguent à jamais avec le vent. Il a traduit ces configurations rocheuses en bas-reliefs, puis il en a conservé des structures, des schémas qu’il a élevés en colonnes. Du paysage au signe. Au signal dans le paysage, aux amers des navigateurs. J’imagine l’une de ces colonnes, au bout de la lande, à la pointe de Pern, dressée face à l’océan. » 
Philippe Méhat, le 23 septembre 2022

 

 

 

« Notre ami Bertrand Créac’h vient de nous quitter. 

Sculpteur, dessinateur et coloriste il était devenu le marcheur, l’interprète et l’exécutant d’une feuille de route éblouissante laissant filtrer des échappées de nature recouvertes du ressac et des parfums de mer. Sa tendresse effleurait les rochers, les écumes et les plages. 

Il gardait l’illusion que le Beau avait encore quelque chose à dire et ses bronzes, ses bois, ses dessins et ses aquarelles témoignent d’élans tempérés et sans artifice, toujours en recherche de desserrer les nœuds pour resserrer les liens. Taillée, ouvragée ou superbement lisse, il traçait une voie comme pour tenter de retenir ce qui ne cesse de s’effacer. En quête constante d’élévation de forces vives. 

Il avait voulu que mes mots accompagnent ce prolongement de lui-même. Ce fut pour moi un honneur et un enchantement. Mais tout au long du chemin, il y eu des bras pour embrasser, entourer et soutenir. Une présence précieuse et indéfectible pour vider les trop pleins, combler les vides et sourire quand il pleut… C’est Luce, son épouse et nous sommes à ses côtés. »

Hélène Poisot/Arteva (Galerie à Nantes)

 

 

 

Bertrand était un artiste qui exprimait sa foi dans ses sculptures et ses tableaux. Il avait une foi lumineuse, il croyait à la gloire de Dieu. A Notre Dame de la Sagesse à Paris, il a offert un superbe totem qu’il a intitulé « Louange ». Par le travail de ses mains, il louait ce Dieu de gloire auquel il croyait. 

Bertrand est aussi pour moi un artiste humble et joyeux. Humble car il s’effaçait derrière ses œuvres ; joyeux car il exprimait toujours l’espérance. Son chemin de croix, loin d’être doloriste, nous aide à marcher avec nos croix vers la gloire de la résurrection.

Enfin, Bertrand était habité par ce silence propice à la méditation et à la création : le silence des révélations !

Merci à Bertrand pour tout ce qu’il est, ce qu’il nous a donné de beau et ce que ses œuvres vont encore nous faire percevoir de l’amour de Dieu.
Père Jean Courtes, (dernière exposition Paris église Notre Dame de la Sagesse) 

 

 

 

Vernissage le vendredi 4 septembre 2026 à 18h00

Commissariat : Anguerran Frantz-Tanguy

 

Photo et affiche : Jon Pitre

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